Établissement BELSUNCE


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L’établissement scolaire Collège-Lycée Polyvalent Privés BELSUNCE est ouvert à tous sans aucune discrimination.

S’inspirant des droits de l’homme et du citoyen, il veut être un lieu d’épanouissement dans la tolérance et le respect mutuel.

Il souhaite donner aux élèves la meilleure maîtrise possible des connaissances, des savoir-faire et des méthodes mais aussi des habitudes de travail autonome et efficace qui faciliteront leur adaptation au monde contemporain.



Points-clefs du projet d’établissement



Points clefs


Historique de l’établissement



Henry de Belsunce de Castelmoron est né à la Force en Périgord le 9 décembre 1670, dans une famille protestante. Après que la famille ait abjuré la religion R.P.R. (Religion Prétendue Réformée), peu avant la révocation de l’Edit de Nantes, il embrassera la carrière ecclésiastique et sera nommé évêque de Marseille le 30 mars 1710.

Il prit une part active à la lutte contre la peste qui frappa durement Marseille en 1720, ce qui lui valut la renommée que nous lui connaissons encore aujourd’hui.

En 1727, il fonda un collège dont il confia le fonctionnement aux Jésuites dans le but de « contrer » les frères des écoles chrétiennes qui disposaient sur Marseille du monopole de l’éducation. C’est ainsi que naquit le Collège Saint-Jaume situé dans la maison des quatre tours, ancien hôtel de Valbelle, et la maison d’un certain Monsieur Rigord, deux bâtiments achetés par Monseigneur de Belsunce pour loger le collège et le pensionnat. Vers 1750, l’établissement fut rebâti quelques mètres plus loin. Puis, suite à l’expulsion des Jésuites par le Roi de France, l’administration fut confiée aux Oratoriens.

Les grands travaux haussmanniens du Second Empire provoquèrent la destruction du collège Belsunce qui laissera la place à la rue Belsunce située à proximité de l’actuelle poste Colbert. Le collège fut alors déplacé dans l’ancienne maison de campagne de Mgr de Belsunce située à l’emplacement actuel de l’escalier de la gare Saint-Charles. Ce dernier bâtiment fut vendu en 1904 à la ville de Marseille dans le but de construire le grand escalier. Dans l’attente des travaux, une crèche départementale accueillant des enfants nécessiteux occupa les locaux et le Collège Belsunce fut déplacé dans une villa appartenant aux évêques de Marseille et située à Saint-Louis.

Ce n’est qu’en 1930 qu’on construisit les bâtiments actuels sur un terrain donné par la famille de Régis fondatrice des huileries distribuant la marque « la fleur d’olivier », vraisemblablement avec l’argent provenant de la vente des précédents locaux, puisque, dans un protocole signé en 1962 par l’évêque de Marseille, Mgr Gros, on peut lire « les bâtiments construits par l’école ». La construction et la gestion des locaux furent confiées à la « société immobilière Marceau », créée le 11 juin 1929 dans le but de gérer des immeubles sociaux immatriculés au registre du commerce. Cette société au capital de 135 000 Francs en 1968 se transforma, le 30 octobre 1969, pour des raisons fiscales, en « Association Marceau » régie par la loi de 1901 dont les buts énoncés dans les statuts étaient : « le fonctionnement et le développement de l’école Belsunce et de la paroisse ».

Pour des raisons indéterminées et tenants vraisemblablement à des réorganisations des associations diocésaines, « l’association Marceau » fut dissoute en 1977. L’ensemble de ses biens fût dévolu à « l’association Saint-Maurice », actuelle propriétaire. On remarquera que, dans les statuts de « l’Association Marceau », il était précisé (article 13) qu’en cas de dissolution, la dévolution des biens ne pourrait avoir lieu qu’au profit d’une association poursuivant les mêmes buts. Ayant accepté cette dévolution, « l’Association Saint-Maurice » se trouve dans l’obligation de poursuivre les buts : fonctionnement et développement de l’école Belsunce et de la paroisse. Ce n’est pas sans importance quant à la gestion de l’ex-conflit qui opposait l’AEP Belsunce au diocèse en 1987, date de l’exclusion de notre établissement de l’enseignement catholique. A ce propos, il faut noter que de tous temps, les sociétés et les associations qui ont géré les bâtiments dans lesquels fonctionnait l’école Belsunce étaient soumises indirectement à l’autorité de l’Archevêque sans pour autant que soit mentionné dans les divers protocoles liant les deux institutions le fait que l’école Belsunce était catholique.

En ce qui concerne le fonctionnement administratif de l’établissement, il était assuré jusqu’en 1959 par des ecclésiastiques. Avec la loi Debré et le passage sous contrat avec l’état, cette situation ne pouvait perdurer et un premier directeur laïc, M. Louis LAUR, fut nommé afin de respecter la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (concordat de 1905), loi qui interdit à l’Etat de subventionner toute religion.

Un deuxième directeur laïc fut nommé, M. Bernard BECKERT, jusqu’à son départ à la retraite en avril 2010. Un troisième directeur laïc fut nommé le 1er avril 2010, M. François ANGLADE, secondé par Mme Dominique ASTIC. La gestion administrative fut confiée à une A.P.E.L. (Association de Parents d’Ecole Libre). Le personnel qui bénéficiait d’un agrément académique, était géré par le comité catholique des écoles. L’école Belsunce qui avait obtenu un contrat simple dès 1960 passa sous contrat d’association en 1977. Cette évolution entraîna la création de l’Association d’Education Populaire Belsunce (A.E.P. Belsunce, Association loi 1901). Elle avait pour effet de rendre les enseignants «contractuels » et non plus « agréés » et de faire prendre en charge par l’Etat les frais de fonctionnement et de personnel. Cette association a pour but de promouvoir toute activité en vue de la formation, l’éducation et l’instruction des jeunes. C’est donc cette dernière association qui assure, aujourd’hui, la gestion financière de l’établissement alors que le domaine pédagogique et les relations avec le Rectorat sont confiés à la Direction.

En ce qui concerne les élèves scolarisés par l’établissement, l’évolution paraît tout aussi considérable. A la création, en 1726, le collège Saint-Jaume, dirigé par les Jésuites, avait pour but de limiter l’influence des frères des écoles chrétiennes et scolarisait donc une population défavorisée, les gens aisés et la noblesse pouvant s’offrir des précepteurs qui venaient travailler à domicile.

La création de l’établissement après la peste qui frappa durement Marseille en 1720, n’est pas non plus un hasard puisqu’elle répondait aux besoins de scolarisation d’une population de jeunes totalement livrés à eux-mêmes et sujets à toutes les tentations. Cette politique de scolarisation des milieux défavorisés avait aussi pour but de maintenir dans la foi ou d’y faire revenir des couches sociales qui n’avaient plus beaucoup de raisons de se reconnaître dans la religion catholique.

Après l’expulsion des Jésuites de France, en 1779, la gestion fut confiée aux Octoriens qui scolarisèrent alors des enfants des classes moyennes. La Révolution Française passée, les Jésuites rentrèrent en France vers 1820 et le collège continua à s’adresser aux classes moyennes puisque Victor GELU y fut élève. A la fin du XIXème siècle, le prix de la pension s’élevait à 400 francs or, soit environ 2440 € actuels, somme considérable pour l’époque. Malheureusement, nous ne disposons que de peu d’archives cohérentes datant d’avant 1932, ce qui nous a obligé à glaner une grande partie des informations précédentes dans des documents traitant de l’histoire générale de Marseille.

A partir de 1932, le collège s’installa là où il se trouve actuellement et nous disposons d’éléments qui permettent de mieux connaître son fonctionnement.



Structure et évolution de l’établissement



Nous avons pu établir que l’école Belsunce est restée école primaire jusqu’en 1960 et a fonctionné avec six classes, C.P, C.E.1, C.E.2, C.M.1, C.M.2, Fin d’étude. Chaque classe scolarisant en moyenne plus de trente cinq élèves, l’effectif total peut être estimé à deux cents élèves environ.

Le collège fut créé en 1961 et remplaça progressivement les classes primaires dont l’effectif ne cessait de diminuer.
La première classe de lycée ne vit le jour qu’en 1972 ; sous l’autorité de l’A.E.P. Belsunce au départ, elle fut, pour des raisons administratives, constituée en annexe du lycée privé de Tour-Sainte en 1981.

En 1986, l’enseignement catholique dont nous faisions partie, exigea la fermeture de l’école primaire, puis du lycée. Un conflit s’engagea alors, qui aboutit, en 1987, à l’exclusion de notre établissement de l’enseignement catholique. Pendant une année, nous dûmes donc faire fonctionner hors contrat, c’est-à-dire sans subventions, sur le bénévolat des professeurs de l’époque dont certains sont toujours avec nous, la classe de seconde afin de pouvoir demander un contrat d’association que le Ministère de l’Education Nationale nous accorda en septembre 1988.
Ainsi fonctionnons-nous actuellement avec 8 classes de collège et 3 classes de lycée.